Billet d'humeur d'un paroissien

Premier billet

sur Ésaïe au chapitre 40, versets 1à 9, culte du 10/12/2017,
Pressenti  par Dieu, le prophète va faire savoir au peuple d'Israël,  sa délivrance, après plus de 50 ans de captivité, de souffrances, Dieu a décidé de pardonner à Ses enfants, leur période de combat est terminée, Son peuple a expié ses fautes, il a reçu de l'Éternel le salaire de tous ses péchés. L'espoir renait.
Et Ésaïe d'expliquer"Une voix crie dans le désert: préparez le chemin du Seigneur, faites une route bien droite dans les endroits arides, redressez tous les endroits tortueux, aplanissez les sentiers rocailleux, la gloire de l'Éternel se révélera, tout être humain la verra.
Oui, c'est l'Éternel qui l'affirme. Je viendrai avec Ma puissance, montez sur une haute montagne, élevez avec force la voix, n'ayez pas peur, dites aux villes de Juda"voici votre Dieu".
Ne s'agit-il pas aussi de la mission de Jean-Baptiste, venu préparer le chemin du Seigneur, que Marc nous rappelle dans son évangile, au premier chapitre, "Dans le livre d'Ésaïe, il est écrit",je vais  envoyer mon messager devant toi pour t'ouvrir le chemin ", Luc nous dit au chapitre 3, versets 4 à 6, " C'est la voix de celui qui crie dans le désert, préparez le chemin du Seigneur.
Chers soeurs et frères, ce message d'amour et d'espérance annoncé, il y a  plus de sept siècles par le prophète,  est toujours d'actualité,il nous concerne toujours.
Oui la bonne nouvelle consiste, à annoncer Dieu qui vient. Nous devons préparer la route du Seigneur.
 La route qui mène à Lui n'est pas des plus facile,elle est traversée de chemins rocailleux, inégaux, étroits, il y aura des vallées profondes, il faudra franchir des contrées arides.
Il y aura les obstacles de nos inconséquences, de notre orgueil, or Dieu résiste aux orgueilleux, Il fait grâce aux humbles. C'est en nous repentant, et en priant sincèrement ,que dieu nous entendra.
Car lorsque nous prions, Il n'écoute pas seulement nos paroles, mais avant tout notre coeur. Moins il y a de mots, meilleure est la prière! Prier et laisser Dieu s'inquiéter.(M.Luther).
 Noël, nous l'attendons dans la joie, un sauveur va nous être donné, j'ai repensé à ce verset,"Puis un rameau poussera de la souche d'Isaï,un rejeton de ses racines portera du fruit. L'Esprit de L'Éternel reposera sur lui. C'est le chapitre 11 d'Ésaïe.
Par la grâce de cet enfant à naître, par celle de Noël, souvenons-nous, qu'avec Dieu, tout est un cadeau.
 
Joyeux et heureux noël à toutes et tous

 
Deuxième billet

Le Magnificat, ou le chant de Marie, Luc, ch 1,vts 46 à 55, culte du 3ème dimanche de l'Avent.
Nous les protestants ne faisons pas la part belle à Marie, merveilleuse et combien intelligente jeune fille, nous n'en connaissons même pas le nom de famille!
Ce Magnificat, mot traduit par, "exaltation, bénédiction, glorification, de Marie  envers Dieu,"mon âme célèbre la grandeur du Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'Il a porté le regard sur son humble servante...

Relisez Sophonie, ch 3, vts 14,18et 19!
Imaginez une seconde, une femme va oser s'exprimer, alors que son statut social n'existe,qu'au travers des hommes, et ceux de sa famille.
Pendant sa visite chez sa cousine Élisabeth, celle-ci lui dira"heureuse celle qui a cru,parce que, ce qui lui a été dit de la part du Seigneur, s'accomplira".
Marie alors, va nous parler de sa bassesse de servante et aussi de son humilité, mais Dieu va la choisir cette jeune fille humble, mot souvent mal traduit, car il signifie, courbée,pauvre. Marie ajoutera "Il a renversé les puissants de leurs trônes et Il a  élevé les humbles, Il a rassasié de biens les affamés...

Troisième billet

La prédication donnée le 24/12, de l'Évangile de Jean,ch1-6-8 et19-28.
 
"Au milieu de vous se tient Celui, que vous ne connaissez pas".
Ce Jean-Baptiste nous est dépeint, comme l'homme envoyé par Dieu, venu comme témoin,pour rendre témoignage à la Lumière, il n'était pas la Lumière,mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière...
À ceux, qui venus de Jérusalem, prêtres, Lévites , qui l'interrogeaient, pour savoir s'il était le Christ ou Élie,ou le prophète annoncé, il répondait, non, je ne le suis pas.
Sacré personnage, qu'était ce Jean, dans sa tenue,son alimentation, qui ne se faisait entendre, que parce qu'il criait dans le désert, attirant les questions des autorités religieuses méfiantes, bien pensantes, elles, comment classer un tel personnage un peu subversif!
Il était comme Dieu, inclassable, Il ne pense,ni ne vit comme nous, n'est pas ce que nous croyons, nous ne savons pas où Il habite, nous n'en sommes pas propriétaires, pas de main-mise sur Lui.
Et Jean, cet inclassable, criant plus qu'il ne parle,dans le désert, ce désert au propre,comme au figuré, celui de nos vies, de ces lieux inhabités en nous, peut-être pas toujours très recommandables!
Jean baptisait d'eau, et savait, qu'il n'était pas important, il avait une mission. Il disait, Celui,qui va venir après moi, je ne serai pas digne de délacer ses sandales.
Celui qui va venir, c'est Jésus, né  à Bethléem, dans une étable, charpentier, vivant à Nazareth, dans cette pauvre province de Galilée.
Et Jean de retaper sur le clou: Il se tient au milieu de vous, et vous ne savez pas, qui Il est!
Dieu, l'étranger de Noël, l'inconnu que l'on sort de nos têtes, de nos fêtes. l'Évangile nous affirme, que Dieu n'est ni un inconnu, ni un extra terrestre, au contraire, Il nous est proche, Il vit notre vie dans notre monde, Il veut se faire connaître,se faire entendre.
N'est-ce pas la plus belle prédication à son sujet, Lui a été, est et sera ,toujours avec ses enfants, avec des Lazare, des détruits de la vie, des prisonniers, des sans papiers, Dieu vient délivrer, tous ceux qui souffrent, dans leurs chairs, leurs coeurs et dans leurs esprits, ils ont des bleus à  l'âme.
Pour terminer, Je paraphrase une ligne de "Prièr" de Soeur Marie-Pierre,...Dis-leur,..à tous ceux qui espèrent rencontrer Dieu, dis leur tout ce que tu sais de Lui. Dis-leur aussi, qu'Il n'est pas ce que tu dis, et que tu ne sais rien de Lui.
 
Claude Fournier

Quatrième billet

À qui appartient le temps ?
 C'était le préambule de la prédication de dimanche, rien ne pourrait rendre, une seconde, plus longue ou plus courte, c'est le temps immuable, il y a aussi le temps nécessaire, pour être capable de pardonner !
En créant Adam et Ève, vous êtes-vous déjà demandé, si Dieu était stressé, et le septième jour de la création Lui a-t-Il paru, plus court, ou plus long, que les jours précédents ?
Sommes-nous si différents, des bonnes ou des mauvaises années, qu'elles qu'elles soient, elles finiront de la même façon, la précédente passera à la suivante, c'est cela la vie éternelle!
Il y a donc le temps de Dieu, celui des êtres humains, mais celui  de Dieu nous est inconnu.
Qui pourra nous préciser la vie éternelle, plus j'essaye de préciser cette notion, plus elle m'échappe. Dieu seul peut le dire, c'est Son temps, l'éternité biblique est présentée comme l'attribut de Dieu
"L'Éternel est roi à tout jamais"(ps 10-16) ou encore,"Ton trône est établi dès les temps anciens, Tu existes de toute éternité"(ps 93-2)
N'oublions pas chères soeurs et frères, "C'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour"(2 Pi.3-8).
C'est pourquoi Dieu domine aussi le temps par son omniscience. Le passé,le présent,l'avenir n'existent réellement, que pour Celui, qui connaît toutes choses avant qu'elles n'arrivent. (dictionnaire biblique , Éditions Emmaüs, 1961, page 743).
Il nous faut revenir à notre quotidien de vie, à notre temps humain limité, il passe, nous le sentons dans notre corps, bien plus que nous ne l'imaginions.
Je finirai avec Siméon, dont le nom signifie "celui qui écoute"(Luc.2,25-32), il est à l'écoute de Dieu.
Quand il prendra, dans ses bras Jésus, Siméon sait, que les temps à venir seront pris en charge, par cet enfant, en devenir.
Claude Fournier

Cinquième billet sur le culte du 07/01/2018

Petit billet d'humeur sur le culte du 07/01/2018, dont l'objet, tiré de Matthieu,2,1-12.
Jésus vient de naître, le centre local de cet évènement s'appelle Bethléem, ce nom en hébreu signifie "la maison du pain", là, trois mages vont venir lui rendre un hommage royal.
il nous est dit aussi, qu' Hérode, au courant de la naissance, a invité les mages, a lui en révéler l'endroit, car lui aussi a-t-il dit, désire en faire autant. Mais avertis en songe, ils repartirent par un autre chemin.
Matthieu nous rapporte dans son récit, qu'une étoile a guidé les mages, la présence de cette étoile, est attestée par des tablettes gravées en lettres cunéiformes, retrouvées à Sippar, en Mésopotamie, centre astronomique reconnu, décrivant ce phénomène.
De plus, il nous décrit le contexte religieux, politique, les recours à des pratiques divinatoires, populaires à l'époque, en outre, la soumission des Juifs, obligés d'endurer, l'écrasante et terrible domination de Rome.
Ce nouveau-né, va provoquer un bouleversement, aussi bien, social, que politique, et religieux. Il sera médiatisé de tous côtés, sa manifestation appelée "Épiphanie", sera liée à trois mages venus du Levant, qui vont l'adorer !
Ces mages, feront l'objet d'une explication, plus avant.
Dieu, par cette naissance, vient nous rencontrer avec toute Son affection, Son amour, c'est le signe de la grâce de Sa main tendue. Dieu veut exprimer à l'humanité toute entière, qu'elle soit, où qu'elle soit, qu'Il vient les bras grands ouverts, vers Sa création.
Le Seigneur nous manifeste ainsi Sa présence, Il vient nous apprendre au travers de notre prochain, à mieux Le connaître, à Le rencontrer,
La lumière de Noël, n'est rien d'autre, que ce regard, qui s'illumine, quand nous tendons les mains vers l'autre.
Que cet esprit de Dieu, soit votre lumière, votre soutien, votre réconfort et votre ligne de vie. Il ne nous oublie jamais, quoique nous fassions, cela Il a besoin de nous le faire comprendre, Il prend toujours dans Ses bras, celle ou celui, qui crie à Lui.
Nos trois mages, Balthazar, décrit avec un visage noir, descendant de Cham, fils de Noé, représente l'Arabie, l'or qu'il offre, (dévolu aux rois), est le symbole de la royauté de Jésus.
Gaspard, représente la Perse, est décrit comme un vieillard aux cheveux blancs, offre la myrrhe (utilisée pour embaumer les corps), symbole de l'humanité du Christ, annonce Sa mort sur la croix.
Melchior, le plus jeune, au visage asiatique, représente l'Inde, offre l'encens destiné à honorer Dieu.
Vous trouverez dans l'A-T, au livre des Nombres, ch 22 et, au ch,24, vt 17,des explications à mettre en rapport avec la naissance de Jésus,  au Ps,72, vt 10-11, le titre de "rois", adopté par les pères de l' Église au sujet des mages?
Fraternellement en Lui.   
Claude Fournier

Sixième billet

Culte du 14/01/2018, lectures de 1 Samuel,3,3-19 et Jean 1,35-42.
Dieu nous parle-t-Il, et comment?
Dans ces versets, nous apprenons, que le jeune garçon dort, dans le temple, parce que c'est son devoir, d'être le serviteur du grand-prêtre, et partant de Dieu.
Nous connaissons ce texte, où Dieu va appeler Samuel, quatre fois, se tenant près de lui, au dernier appel. Éli a alors compris, que Dieu est la voix, le grand-prêtre prévient l'enfant, si on t'appelle encore, tu diras, parle Seigneur, car ton serviteur écoute!
Dieu va déclarer, à Samuel, "Je vais faire une chose telle, qu'elle va abasourdir tous ceux qui l'entendront"...Et Dieu va se servir d'un enfant, pour faire entendre de quelle façon Il va maudire les fils d'Éli et le reste de la famille!
Or la parole de Dieu était rare en ces temps là. Comment retrouver la voix de l'Éternel, parmi toutes ces choses, qui nous encombrent le cerveau, les souvenirs,les soucis, nos désirs, comment savoir, si la voix de Dieu ne se mêle pas au concert de autres.
La voix de Dieu est celle, qui a l'initiative du dialogue, car Samuel a eu besoin d'Éli pour la reconnaître, cette voix de Dieu.
Elle peut passer, cette voix, par des personnes aussi improbables,et aussi peu recommandables, qu'un Éli, car nous ne devons pas nous attacher à un être humain, mais à l'Éternel.
Samuel, devra entendre trois fois la voix de Dieu, trois, chiffre symbolique, avant d'imaginer, que c'est le Seigneur, qui parle.
Il faudra à Samuel un quatrième appel, pour qu'il se mette en mode "écoute de Dieu."
Le dialogue se fera sans Éli, uniquement entre Dieu et Samuel, car on ne contrôle pas la parole de Dieu, la contrôler, c'est la diminuer, c'est résister, l'empêcher, lui faire obstacle au souffle de renouveau, qu'Elle veut apporter, c'est l'éteindre.
 Dans l'Évangile de Jean, au chapitre 1, 35-42,
La Parole se fait chair, afin que, nous ne l'entendions pas seulement, mais que, nous la voyions et la touchions!
Ce texte de l'Évangile de Jean, va surtout jeter un éclairage sur ce Dieu qui parle, Jean nous dit que Dieu, a envoyé sa Parole, qui s'est faite chai,ce ne sont pas des mots à entendre, mais quelqu'un à voir, à toucher!
Maître, où demeures-tu? Jésus avait dit, venez et vous verrez, Jean dira "nous l'avons vu et touché!
Jésus en regardant Simon, dira "tu seras désormais Pierre, Képhas, et comme Dieu avait dit à Jacob, tu seras Israël, on ne t'appellera plus Abram, mais Abraham". Ce ne sont pas des invitations souriantes, ce sont des prises de possession, de même pour Jésus avec Pierre!
Ce récit invite à reconnaître cette voix, qui n'est pas la notre, elle va passer parfois par des intermédiaires surprenants, elle ne relève de ce qui est immédiat, cette voix, va changer notre vision des autres, elle nous sera adressée, elle appartient à Dieu.
Amen. 
Claude Fournier

Septième billet

Culte du 21/01/2018,
Suivre le Christ,
 Suivre le Christ, tel est l’appel lancé par Jésus, dans le cadre  du premier recrutement de ceux, qui désormais seront Ses amis, Ses disciples.
Jean-Baptiste, a été arrêté et emprisonné sur l’ordre d’Hérode, au moment où Jésus commence son ministère en Galilée, Il va proclamer la proximité du royaume de Dieu, car le moment est arrivé.
Le Seigneur demande aux hommes de croire à la Bonne Nouvelle, Il va se mettre en chemin pour appeler ceux, qui vont le suivre, ils sont pêcheurs, comme Simon et André, deux frères, en train de jeter leurs filets, quand Jésus les aborde.
Puis ce seront Jacques et Jean, fils de Zébédée, ils vont laisser leur père, avec les ouvriers, dans la barque.
Ils vont tous les quatre, sans demander qui ils suivent, sans poser la moindre question, sans la moindre réticence, répondre à l’appel, qui leur a été lancé.
Cet appel va bouleverser leurs vies, leurs cœurs d’hommes simples, eux, les futurs disciples.
Nous pouvons qualifier cet acte déclencheur, cette vocation, comme un mystère.
Car c’est Dieu qui appelle, et en tant que chrétiens, notre devoir, est de répondre par l’affirmative. Chacun  recevra l’appel de manière individuelle, et même si nos vies sont faites de « hauts et de bas, de peines, parfois de souffrances, elles ne sont pas toujours un long fleuve tranquille.
Comptons sur Lui, car rien, ne peut nous séparer de Son amour, manifesté en Jésus-Christ.
Le Ressuscité a payé le rachat de nos fautes de Sa vie,  car Il a suivi la volonté du Père, comment pourrions-nous, ne pas le suivre, sur le chemin, qu’Il nous a tracé. Alors, chère sœur, cher frère…

Huitième billet

Culte du 04/01/2018,
Lectures  de Samuel, 12,18à 22, et Jean, 13, 1à17. Apprendre à écouter la voix de dieu !
Samuel, pressenti par Dieu, va devoir choisir un autre roi, réclamé par Israël. Car Saül, le roi va être écarté par Dieu pour désobéissance, alors qu’il avait régné deux ans.
Le prophète fit alors ce que Dieu lui demandait, aller chez Isaï, le Bethléhemite, et oindre un de ses 7 fils. Samuel craignait toujours Saül, qui aurait pu le tuer.
Sur l’ordre de Dieu, Samuel emmena une génisse, fit savoir à tous, que l’animal serait offert à L’Éternel en sacrifice, qu’Isaï  et ses fils devaient l’accompagner. Dieu ordonna à Samuel de faire défiler les sept fils devant lui, mais inspiré par le Seigneur, n’en choisit aucuns.
Le chiffre sept, est le symbole de la création achevée de dieu, bénie par le tout-Puissant
Ayant appris l’existence d’un autre fils, qui gardait le petit bétail dans les champs, le fit venir, Dieu fit oindre David, comme roi.
Le Dieu de la bible, dans une relation normale, est roi. Il détient le droit de vie et de mort sur tous les êtres humains.
Or Samuel trouve malsain et injuste de considérer Dieu ainsi, car il sait que dieu écoute les hommes et leurs désirs, et les accompagne sur leurs choix, même sur des chemins discutables. J’ajouterai que Dieu les suit plus souvent, qu’Il n’est suivi Lui-même.
Quand Jacob, vient de « voler » la bénédiction due à son frère due à son frère Ésaü, aidé en cela par Rebecca, sa mère, en trompant son père Isaac.
Jacob va devoir fuir, et pourtant Dieu, ici va « se soumettre » au choix de Jacob, et accompagne ses désirs. (Genèse, 28-15), dans ce verset de Matthieu, l’Évangéliste, il est dit, « Je suis avec vous, jusqu’à la fin des temps »
Un Dieu qui n’accepte pas le chemin de son peuple, mais va quand même avec lui, un Dieu serviteur, qui nous rend service, mais n’est pas à notre service.
En lavant les pieds de ses disciples, Jésus, à genoux devant eux, nous montre comment Dieu est notre serviteur, or le Christ en lavant des pieds, nous montre un cheminement, le pied au centre de ce geste, nous prouve que l’Éternel, nous suit et nous accompagne alors, comme un serviteur, purifiant notre route, en en faisant un chemin de vie.
Quand Il envoie Samuel pour choisir un autre roi, parmi les 7 fils d’Isaï, l’élu sera l’improbable petit berger, David, le plus insignifiant sera roi, « parmi » ses frères.
Dieu nous montre ainsi, qu’être choisi parmi les autres ne les exclut pas, et les sept premiers autres frères, sont tous porteurs chacun à sa façon, d’une certaine valeur, qui mérite d’être reconnue.
Mais le huitième, sera digne de régner sur tous, et ici, « huit », encore un chiffre symbole, car il évoque la vie éternelle.
En Christ, nous sommes tous fils de David, cohéritiers du royaume éternel.
La vision de Dieu sur les hommes, est que Lui regarde aux cœurs, et s’Il a rejeté Saül à cause de sa désobéissance ; Il s’est Lui-même choisi un autre roi, non pas à cause du cœur de l’élu, mais à cause de Son propre cœur. À Samuel, Dieu a dit, je t’envoie chez Isaï, à Bethlehem, car j’ai trouvé un roi parmi ses fils, un roi selon Mon cœur, le Mien. (Samuel, 13,4). 

Neuvième billet

Culte du 11/01/2018,
Lecture du livre de Matthieu, ch 5, versets 1 à12.
Billet d’humeur sur les Béatitudes,
« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux….
Jésus, après avoir quitté Nazareth, vient en Galilée pour y commencer Son ministère, Il se met à prêcher, « repentez-vous car le royaume  des cieux est proche ». 
Il va ainsi accomplir la prophétie d’Isaïe, (8- 23, 9-1) .
Jésus va enseigner dans les synagogues, et tout en prêchant, Il va guérir des malades, chasser des démons, va acquérir ainsi une immense renommée, étant toujours suivi de foules immenses. C’est ainsi, qu’à la vue de tant de gens, Il va s’installer sur la montagne.
Et ouvrant la bouche, Il se met à enseigner à ses disciples, et à la foule, »Heureux les pauvres  en esprit, car le royaume des cieux leur appartient »……
Il va énoncer huit Béatitudes, huit, chiffre symbole de l’Éternité, du royaume de Dieu.
Ces Béatitudes vont nous interpeller, et à travers elles, toutes les couches sociales de la population vont être visées, des nantis, des pauvres, des gens de pouvoir, des multinationales de la finance, de ceux pour qui l’être humain n’est qu’une marchandise.
Dans ces Béatitudes, Jésus nous parle de partager les joies, les peines, les deuils, les déboires de toutes et tous.
Nous chrétiens, devons prôner l’amour du prochain, apprendre à le regarder tel qu’il est, pas comme nous aimerions qu’il soit.
Nous sommes obligés de vivre, dans une société, où nous sommes tous différents, nous devons prendre conscience aussi, et surtout, que tout est grâce, que nous vivons dans l’espérance d’un lendemain meilleur.
Nous devons être tous les artisans de l’amour d’autrui, tout en sachant que rien ne peut nous séparer de l’amour de dieu, manifesté en Jésus-Christ. Nous devons apprendre avec une infinie reconnaissance, que le bonheur, ne peut être que reçu.
Les Béatitudes, sont la mesure de toute la grandeur de L’Évangile. Jésus prêche, Il vit ce qu’Il prêche.
Soyons heureux du bonheur des Béatitudes.
À Dieu seul soit la gloire.

Dixième billet

Culte du 25/02/2018,
Billet d’humeur,
Zacharie, 3,1à7 ; Romains, 8,31à39, et Marc, 9, 2à10.
Dans l’épitre aux romains, l’apôtre Paul et le Saint Esprit, se sont littéralement surpassés. Ce texte est une perle, un sommet de l’Évangile, on y trouve l’esprit d’une profonde consolation.
En effet, dans les versets précédant notre lecture, Paul souligne la certitude de l’élection (vts, 28 à30).
Tous nous avons péché, mais tous nous nous voyons proposer la certitude du salut gratuit acquis par le Christ à la croix, car nous avons «été appelés, choisis, justifiés, rendus semblables, à Jésus le ressuscité.
Ce texte concerne notre présent, mais surtout notre avenir. Paul, nous assure que jamais nous ne serons séparés de Dieu, Il nous a voulu et jamais ne nous « lâchera «, car il nous tient dans sa main.
L’apôtre de la grâce cherche à répondre dans ses lettres à la question suivante »Qu’y a-t-il après la mort », Paul veut rassurer les nouveaux chrétiens, et surtout convaincre ceux qui doutaient de la résurrection, dans ses premiers écrits, il va le faire en se servant des traditions grecque et juive, les reprenant à son compte, les mettant au service de ses convictions.
Dans l’épitre aux romains, Paul va affirmer la liberté chrétienne »ni la mort, ni la vie ne pourront Culte du 25/02,
Lectures, Zacharie nous séparer de Dieu », (Rom, 14-8).
Pourtant, nous connaissons tous des moments, où nous avons l’impression, que Dieu nous semble si loin, nous pouvons même affirmer ce ressenti dans nos moments d’épreuves, tout autant que dans nos joies, nos succès, nous oublions quel rôle Dieu a pu y jouer, et ce malgré Sa promesse, « Je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».
Quand l’apôtre affirme, Dieu est avec nous, Il est pour nous, cela signifie, que si on est pour quelqu’un, on s’engage, on tient à lui, quoiqu’il arrive. Si l’Éternel  tient à nous, tenons-nous tout autant à Lui, nous Ses enfants, malgré son fils unique, mort sur la croix ?
Paul poursuit alors, avec cette question, qui pourra nous accuser ?
Imaginons un tribunal mis en place par Dieu : nous y sommes accusés par un procureur, lui la partie civile, va requérir contre nous, et cet accusateur public, c’est le diable, appelé le père du mensonge.
Il n’aura que la vérité à dire, tout simplement, et sans prendre de risques, il va nous décrire tels que nous sommes.
Nous les chrétiens, enfants de dieu, si faibles, si pitoyables,  toujours enclins à trahir les commandements du Père, allant même jusqu’à renier le Seigneur, Lui qui nous a sauvés.
Et cette âme damnée, Lui ce Satan, dans son rôle de procureur général, va nous mettre à nu, hommes de faible foi, avec le Décalogue, comme « code civil » À l’instar de Pierre, il ne nous restera, que nos yeux pour pleurer amèrement !
Mais nous avons un défenseur, qui va nous entendre avouer nos fautes, et réclamer l’indulgence de la cour, stratégie de notre avocat, dans sa plaidoirie, sera simple, il va réclamer l’acquittement, tout simplement, au motif que, toute nos fautes ont déjà été payées, par la grâce de notre Seigneur Jésus, il en sera de même pour Josué, le grand-prêtre, qui sera pardonné.